J'aime pas l'école
01. 10. 2025
« j’aime pas l’école » : que cache vraiment cette phrase ?
Un matin, en enfilant ses chaussures, votre enfant vous lâche : « j’aime pas l’école… » Difficile à entendre. Est-ce juste l’envie de rester à la maison ou un malaise plus profond ? La vérité, c’est que cette phrase est toujours le reflet d’une émotion. Et parfois, elle dit bien plus que ce qu’elle semble montrer.

Les raisons qui peuvent se cacher derrière
La solitude dans la cour Certains enfants ont du mal à trouver leur place. Quand les autres semblent avoir déjà leurs groupes de copains, eux se sentent exclus, et l’école devient synonyme de solitude.
Une relation compliquée avec l’enseignant Si l’enfant ne se sent pas compris ou soutenu par son maître ou sa maîtresse, il peut vivre l’école comme un espace froid et contraignant.
La peur de l’échec Les apprentissages peuvent être vécus comme une pression : lire, écrire, compter… Si l’enfant a l’impression de ne pas réussir « comme les autres », il peut vite perdre confiance.
Les disputes et le harcèlement À l’école, il y a des chamailleries normales… mais parfois, cela va plus loin. Moqueries répétées, exclusions, insultes : quand cela se répète, on parle de harcèlement. Dans ce cas, chaque matin devient une épreuve pour l’enfant. Chez les pré-ados, cela peut même continuer en dehors de l’école avec le cyberharcèlement : insultes, rumeurs ou moqueries qui circulent sur les réseaux sociaux ou par messages. Ce harcèlement « invisible » est encore plus difficile à vivre, car il envahit l’espace personnel de l’enfant.
L’angoisse de séparation Pour les plus jeunes, le simple fait de quitter papa ou maman est parfois un déchirement.
L’effet miroir des parents Les enfants répètent ce qu’ils entendent. Si à la maison ils captent des phrases comme « Moi, je n’ai jamais aimé l’école », ils peuvent l’intégrer et se convaincre que l’école est forcément désagréable.
Comment réagir en tant que parent ?
Écouter sans banaliser. Un « j’aime pas » est souvent une demande d’aide cachée. Poser les bonnes questions.« Est-ce qu’il y a quelque chose qui te fait peur ? », « Est-ce que quelqu’un t’embête à l’école ou sur ton téléphone ? » Valoriser ses réussites. Même une petite victoire redonne confiance. Donner une image positive. Partagez vos bons souvenirs ou racontez ce que l’école vous a apporté, même si vous n’aimiez pas certaines choses. Agir vite en cas de harcèlement. Qu’il soit scolaire ou en ligne, l’enfant ne doit jamais rester seul avec ce poids. Prévenez l’enseignant, gardez des preuves (messages, captures d’écran), et cherchez de l’aide si nécessaire.
Les livres, de précieux alliés pour en parler
Le monstres des couleurs va à l’école - La Couleurs des émotions
Maman je ne veux pas aller à l’école - Elsa Editions
Le petit ogre veut aller à l’école – Marie-Agnès Gaudrat-Pource
En résumé
Quand votre enfant dit « J’aime pas l’école », ce n’est jamais une phrase anodine. Cela peut cacher de la solitude, un manque de confiance, une peur… ou parfois du harcèlement, qui aujourd’hui peut aussi passer par les écrans. L’essentiel, c’est d’écouter, de dialoguer, et de l’accompagner avec bienveillance pour qu’il retrouve sa place et son sourire à l’école.